Reconnaissons les portes greffes sauvages en hiver

La greffe sur fruitiers sauvages offre pleins d’opportunités : croyez le ou non mais sur la photo ci-dessous vous trouverez des portes greffes pour poiriers, pommiers, cerisiers, amandiers, pêchers pruniers et abricotiers !!!

Il est facile de trouver des indications pour reconnaître tel ou tel arbre fruitier sauvage à partir d’une flore quelconque, mais ils sont quasiment toujours représentés en fleur/en feuille. Or, ce qui nous intéresse tous, adeptes de la permaculture, qui avons souvent comme idéal de transformer ces friches en forêts fruitières, c’est de pouvoir les reconnaître à un moment favorable pour la greffe ! Et lorsqu’on maîtrise la greffe de printemps, les portes greffes n’ont pas encore « débourré ».

J’ai donc pensé intéressant de réunir quelques photos des portes greffes classiques que je trouve autour de chez moi, essayant de vous montrer les petits détails qui me permettent à moi de déterminer à coup sûr sur quel fruitier sauvage je viens de tomber.

Aubépine

Appelée l’épine blanche, les épines sont un organe à part entière, il y a souvent un bourgeon à la base. Le tronc est gris clair, brillant et peut virer au jaune luisant tant que le bois est jeune. Lorsque le bois vieillit, l’écorce craquèle et peut se confondre avec poirier sauvage.

L’aubépine est un bon porte greffe pour les azéroliers et les néfliers d’Allemagne, pour les poiriers et néfliers du Japon sous certaines conditions.

Cerisier sauvage

Il est très proche du cerisier commun, le tronc est très brillant, il tend vers le rouge et forme des anneaux sur son tronc.

C’est un bon porte greffe pour cerisiers et apparentés (guignes, merises, etc.)

Cerisier Ste Lucie

Lui par contre est plutôt différent du cerisier sauvage : le tronc est très lisse et brillant lorsqu’il est jeune, et on le repère souvent à ces anneaux gris sur fond noir que l’on retrouvera même sur les troncs lorsqu’ils sont assez âgés.

C’est un excellent porte greffe pour vos variétés préférées de cerises.

Pommier sauvage

Très proche du pommier domestique, rarement muni d’épines, la couleur du tronc tend vers le rouge brillant. Il peut se confondre avec le poirier sauvage, mais on le différenciera facilement grâce aux bourgeons du bois de l’année qui sont bien plaqués contre le tronc et qui sont souvent duveteux.

C’est un bon porte greffe pour les pommes, éventuellement pour les poires.

Poiriers sauvages

Le poirier sauvage commun ressemble au pommier sauvage mais tend plus du gris au jaune orange. Les bourgeons de l’année sont décollés du tronc. Il est souvent épineux, et ses épines sont très solides et font extrêmement mal !!!

Le poirier à feuille d’amandier, lui, a un aspect plus dense, plus « touffu ». Ses épines sont redoutables, le tronc craquèle plus vite que celui de son cousin le poirier sauvage « commun » On a tendance à le confondre avec l’aubépine, qui partage cet aspect gris craquelé et très épineux, mais si on observe bien, les épines du poirier prolongent les branches, et ne sont pas un organe à part entière.

Ces deux porte greffe sont supers pour les poires et nashis. Le poirier à feuille d’amandier accepte bien le pommier.

Prunier sauvage

Le prunier sauvage, peu ou pas épineux, ressemble au prunier domestique. Le tronc est gris et les jeunes pousses de l’année sont vertes avec souvent un coté rougeoyant.

C’est un bon porte greffe pour tous les pruniers. Il acceptera plutôt bien les pêchers, abricotiers et même amandiers.

Prunellier

Jeune, il ressemble au prunier sauvage, mais il est bien plus épineux. Il peut tendre vers le rouge sur son tronc principal. On le reconnait à son aspect souvent buissonnant et tortueux, les épines sont le prolongement des branches.

On y greffera les prunes et un peu plus difficilement l’abricot, mais lorsqu’il est en buisson la conduite est particulière.


Et maintenant passons à un petit quizz pour vous entraîner à reconnaître les portes greffes sauvages ! Proposez vos réponses dans les commentaires de chaque photo.

Si vous avez encore des doutes envoyez nous vos photos nous essaierons d’y voir plus clair avec vous 😉

 

Clément pour Humus Pays d’Oc, le réseau de permaculture de Montpellier et son arrière pays

Une pensée sur “Reconnaissons les portes greffes sauvages en hiver

  • 4 juin 2018 à 22 h 00 min
    Permalink

    Votre documentaire « Reconnaissons les portes greffes sauvages en hiver » est bien fait.
    Vous donnez zenvie de poursuivre !
    Merci
    Philippe

    Répondre

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